Une stratégie “Payment as a Service” pour les acteurs de l’assurance

Une stratégie “Payment as a Service” pour les acteurs de l’assurance

Suite de l’interview de Ludovic Esteves, responsable Business Development moyens de paiement et offre commerciale du secteur Banques / Assurances chez Limonetik

 

JulienGuerrand Julien Guerrand, community manager meetthepayment.com : Ludovic, nous nous retrouvons pour approfondir le sujet de l’innovation dans le secteur de l’assurance.

Comment Limonetik accompagne-t-elle ses clients dans l’augmentation de leur performance ?

 

Ludovic Esteves

Ludovic Esteves : Il y a une prospective réelle, mais qui n’est pas liée stricto sensu au monde du paiement. Demain, si on imagine un modèle un peu différent de ce qui se fait aujourd’hui dans le monde de l’assurance en ligne, un assureur se retrouve avec un panel de partenaires étendu – il devient alors un “driver de trafic”. Il se positionne alors comme prescripteur auprès de ses assurés pour les orienter vers les sites web de ses partenaires, avec des perspectives de taux de transformation intéressantes à la clé pour ces derniers.

 

JG : Comment cela se traduirait-il sur le site Internet de mon assureur ?

LE : Nous allons prendre le cas concret d’un téléviseur hors service, victime d’une fuite d’eau de l’appartement du dessus. Sur la page d’indemnisation du site de votre assureur, trois intervenants sont présents : l’assureur (A), vous: l’assuré/client (B), le partenaire/site marchand (C).

(A) fait profiter à (B) d’une offre dédiée et personnalisée issue d’une négociation avec (C). Dans ce schéma, tout le monde est gagnant. L’assureur apporte une plus-value à sa prestation et améliore son taux de fidélisation, le partenaire augmente ses ventes et l’assuré bénéficie d’une offre avantageuse pour, par exemple remplacer sa télévision.

 

JG : Quelle est la place de Limonetik dans ce nouveau schéma ?

LE : Nous consacrons du temps au développement de cette approche “ROIste” de la relation assureur / assuré. Nous investissons dans le déploiement de solutions de Payment as a Service (PaaS), où le paiement et le marketing se retrouvent associés.

Notre savoir-faire et notre expérience nous permettent aujourd’hui de réfléchir, d’élaborer et de déployer ces nouveaux processus, ou modèles, à fort retour sur investissement. Nous avons compris qu’aujourd’hui, un assureur, c’est aussi une banque, et qu’il propose toute une gamme de produits annexes.

Nous connaissons bien les leviers de succès du secteur du e-commerce; nous sommes donc capables d’orienter nos clients de l’assurance vers une plus grande personnalisation de leur offre, et donc une relation avec leurs assurés améliorée.

L’assureur doit tout mettre en œuvre pour être au plus près, mais surtout toujours au bon moment, de son assuré et ce, quel que soit le canal de communication.

 

JG : Et comment qualifieriez-vous l’impact des portails de comparaison tels que LesFurets.com ou Assurland.com sur le monde de l’assurance ? Cette comparaison en quelques clics va-t-elle dans le même sens que votre approche PaaS ?

LE : Avant tout, il ne faut pas oublier que, derrière ces portails, ce sont les acteurs de l’assurance qui pilotent. Les produits qui y sont proposés sont des produits classiques, issus des groupes d’assurance. On y offre au consommateur la possibilité de se construire sa propre assurance par le jeu d’options disponibles. Un contrat à la carte en quelque sorte! Partenaires des grands assureurs, ces sites permettent de promouvoir des offres. L’assureur a donc tout intérêt à intégrer le comparateur..

 

JG : On a vu ces derniers mois sortir les offres Soon et Hello Bank!, proposées respectivement par Axa Banque et BNP-Paribas. Les assureurs vont-ils tendre vers ces modèles de fonctionnement mobiles et réactifs ?

LE : Pas forcément, car l’assurance 2.0, si on veut la nommer ainsi, c’est toujours de l’assurance… Soon et HelloBank!, c’est toujours une banque, quoi qu’adaptée aux nouveaux modes de consommation. L’assurance 2.0 sera simplement adaptée à de nouveaux comportements de la part des clients… et tous ces nouveaux moyens, toutes ces nouvelles offres, il faut les payer! Et c’est là que Limonetik intervient, en tant que prestataire de conseil et apporteur de solution sur le dernier maillon de la chaîne.

Les assureurs pourraient focaliser une part de leurs efforts sur la page de paiement, car celle-ci est aujourd’hui malmenée et mal considérée. Le tunnel de conversion vers la page de paiement est encore très -mais très- améliorable. Il faudra toujours apporter plus d’incentive, plus de moyens de paiement différents, plus de réassurance du prospect. Taux de conversion, volume du panier moyen, taux de fidélisation augmenteront alors de fait.

 

JG : Merci Ludovic pour toutes ces informations. Nous nous retrouverons pour parler du marché espagnol, très dynamique en matière de moyens de paiement.

LE : Effectivement ! Une crise peut aussi contribuer à réinventer les modèles existants. A la prochaine fois !