Moyens de paiement : les nouvelles combinaisons offline / online

Moyens de paiement : les nouvelles combinaisons offline / online

[quote style= »boxed »]Par Julien Guerrand, community manager meetthepayment.com [/quote]

On assiste depuis quelques années à une profonde mutation des solutions de paiement en ligne mais aussi dans les commerces physique de proximité.
Les méthodes de paiement traditionnelles telles que les espèces, les chèques bancaires et les cartes de débit/crédit se voient concurrencées par de nouvelles solutions ingénieuses intégrant la notion de « convergence des moyens et systèmes de paiement ». Ce phénomène est en partie dû à une accélération des innovations technologiques de la part de nombreux acteurs, la plupart du temps non-issus du secteur bancaire.

E-Wallet / NFC, cartes prépayées, empreintes digitales… qui s’imposera pour la convergence ?

La convergence des moyens de paiement représente, à la fois pour les consommateurs et les e-commerçants et/ou les magasins, une véritable occasion de contenter les deux parties.
En effet, l’un souhaite pouvoir harmoniser et simplifier son expérience utilisateur online/offline tout en protégeant ses données, et l’autre pouvoir raccourcir l’acte de paiement et fluidifier les transactions. On connait déjà la solution PaySafe de cartes prépayées, qui propose d’effectuer des paiements sécurisés sur internet ou en magasin. Les services de e-wallet – thème souvent abordé sur ce blog ou lors des ateliers Limonetik – permettent quant à eux d’envoyer ou recevoir des données depuis n’importe quel type de terminal mobile. L’e-wallet, dans sa version la plus complète, est selon Luc Boucey de chez ADN’co « une solution dématérialisée d’hébergement de services intégrant le paiement, les programmes de fidélité, le couponing, le contrôle d’accès, la billettique, le cash, les pièces d’identité, etc. Son usage sécurisé est simple avec identifiant et mot de passe ».

La convergence des moyens de paiement est aussi illustrée par l’essor de la solution Lydia – partenaire Limonetik : la fusion de votre carte bancaire et de votre smartphone. 25000 utilisateurs pour une application qui permet, par exemple, les petites transactions du quotidien, avec les commerçants ou entre particuliers. Une aubaine pour les millions d’utilisateurs de leboncoin.fr par exemple…

L’exploration du paiement par la biométrie (reconnaissance des empreintes digitales ou système veineux) n’est pas en reste : une expérimentation menée en 2013 par la société Natural Security, avec l’appui de plusieurs institutions bancaires et distributeurs, a été réalisée dans les villes d’Angoulême et de Villeneuve d’Ascq. Le respect de la vie privée et la protection des données restent évidemment une problématique phare, et voit apparaître une étroite collaboration avec la CNIL sur ce type de test. Cette dernière vient d’ailleurs d’actualiser ses recommandations concernant l’usage des cartes de paiement pour les transactions à distance.

Regroupement et contre-attaque des acteurs bancaires en France.

Dans le paysage bancaire français, deux services majeurs de porte-monnaie électronique ont vu le jour, suite au regroupement de plusieurs établissements bancaires. Tout d’abord Kwixo lancé en 2011 par Crédit Agricole et LCL, et dernièrement Paylib par BNP Paribas, La Banque Postale et Société Générale.
L’objectif est alors de concurrencer PayPal et de proposer une réelle alternative pour la sécurisation des données personnelles bancaires, que le client n’est pas obligé de renseigner sur le site du e-commerçant. L’avantage par rapport à Paypal réside dans le fait que les données ne sont pas stockées chez un prestataire externe, mais au sein même des groupes bancaires.

Un point certainement positif pour ce service, aux regards des futurs clients encore frileux sur le risque de piratage. C’est ce que souligne Marie-Claire Capobianco, Directrice des réseaux France pour BNP Paribas : « quand on compare Paylib avec Paypal et les autres solutions, il ne faut pas regarder que le coût [en défaveur de Paylib], il faut voir l’ensemble du service proposé, dont le niveau de sécurité ». Toujours selon elle, la prochaine étape pour ce marché en plein essor des technologies sans contact, c’est bien la conquête du commerce de proximité, « d’ici la mi-2014 ».